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Concours
Rapport annuel

 

ACNU – Montréal

Assemblée générale annuelle

6 juin 2005

Rapport du président

Mesdames, Messieurs,


L’an dernier, dans le rapport d’activités présenté au nom du Conseil d’administration de notre section, je faisais état des progrès accomplis par notre organisation. J’énumérais, entre autres, le rétablissement de la publication régulière de notre  bulletin,  la création de notre site Web,  l’organisation et  la tenue d’un concours sur le thème des Nations Unies destiné aux étudiants du secondaire et du collégial. Je soulignais que ce concours, qui s’était conclu par une remarquable cérémonie de remise de prix à l’hôtel de ville de Montréal,  nous avait permis d’amorcer un partenariat très intéressant avec des organismes représentatifs de la grande région de Montréal. J’annonçais également notre volonté de procéder à une recomposition de notre CA, à la lumière de ce dernier succès, et de viser le recrutement de nouveaux adhérents. Le cheminement des deux dernières années nous avait même permis de présenter à l’approbation de la dernière assemblée générale un cadre stratégique, complété d’un plan triennal, à l’intérieur duquel nous avions inscrit nos efforts de développement dans une perspective davantage fondée sur la durée. En d’autres termes, dépasser le stade des actions ponctuelles et occasionnelles.

Dans cet esprit, j’indiquais que la préparation de la deuxième édition du concours était déjà en marche et que cette nouvelle édition avait été conçue en vue de joindre non seulement un plus grand nombre d’écoles et de collèges, mais d’intéresser aussi le palier universitaire. Tout cela, chers collègues, avait été accompli avec très peu de moyens et beaucoup de bonne volonté de la part de quelques membres du CA, dont notre ancien vice-président, Michel Brûlé, qui n’a ménagé ni temps ni énergie  pour assurer le succès de notre concours.

La poursuite de nos efforts de développement commandait cependant un appui financier récurrent  de notre organisation centrale. Je parle ici d’un montant annuel approximatif de plus ou moins 5000 dollars et qui aurait en quelque sorte constitué notre apport dans le financement de la nouvelle édition du concours, le reste provenant de nos différents partenaires. De plus, la poursuite de nos efforts dans l’ensemble de nos domaines d’activités (bulletin, site Web, recrutement)  exigeait aussi la mise en place d’un secrétariat permanent même si minimal, du type deux jours semaine. Une crise budgétaire très sérieuse de notre organisation centrale est venue couper toute possibilité de soutien financier significatif et nous a placés face à des choix douloureux.  Ces choix ont été d’autant plus douloureux que nos principaux partenaires étaient prêts à faire davantage. Nous avons ainsi perdu une belle occasion de faire une marque durable dans le paysage montréalais et québécois.

L’automne passé, nous avons donc décidé de suspendre toutes nos activités, tout en préservant l’essentiel, soit un bureau, une ligne téléphonique, une liaison électronique et un reliquat dans notre compte bancaire, ce dernier pour assurer une relance de nos activités d’une manière plus adaptée à notre nouvelle réalité.

Cet hiver nous avons tenté une relance en misant sur une nouvelle formule, plus facile à assumer par une organisation du travail entièrement fondée sur le bénévolat. Cette formule n’est pas de génération spontanée. Elle est le fruit d’une réflexion et d’une analyse dont le point de départ a été celui d’assumer pleinement  notre mission qui est d’informer et de sensibiliser les forces vives de la communauté montréalaise aux grands enjeux des Nations Unies. Voici dans ses grandes lignes cette réflexion qui a beaucoup porté sur la situation des Nations Unies aujourd’hui.

La mondialisation des rapports économiques, sociaux et autres a complètement bouleversé l'ordre démocratique planétaire. De nouvelles exigences en matière de gouvernance mondiale sont nées de ce bouleversement et sont venues s’ajouter à d’autres plus anciennes issues de la préoccupation fondamentale de maintenir  la paix dans le monde.

Face à de telles réalités, les structures et les modes de fonctionnement de l'ONU ne suffisent plus à la tâche. Plus que jamais la question de sa réforme se pose avec une extrême acuité. Un pas important vers cette réforme est le rapport déposé à ce sujet, il y a quelques mois, par un groupe de  personnalités de haut niveau mandatées par le secrétaire général de l’organisme. Des orientations issues de ce rapport seront au cœur des débats de la prochaine assemblée générale qui amorcera ses travaux en septembre 2005.

Au Québec, comme ailleurs, l’opinion publique continue de voir dans l’ONU l’outil premier pour la résolution des conflits internationaux et pour toute avancée possible vers un ordre mondial plus équitable, et ce, malgré les difficultés de toute nature que l’ONU a rencontrées jusqu’ici dans la mise en œuvre de sa mission.

Les inquiétudes se sont toutefois avivées devant la montée du recours à la force pour tenter de régler des questions éminemment complexes qui, assez souvent, sont des problèmes de civilisation. Face à cette délitescence par la violence de l’ordre mondial,  la lutte à la pauvreté et aux iniquités sociales s’impose de plus en plus comme élément incontournable de toute stratégie de gouvernance mondiale. Les gouvernements ont un caractère national, mais les décisions qu’ils doivent prendre répondent de plus en plus à des problèmes qui ont un caractère international et qui se répercutent durement sur les conditions sociales et économiques des peuples. L’ONU reste le dernier bastion où l’État-nation jouit encore de toutes les prérogatives de la souveraineté, cette souveraineté si fortement érodée par la mondialisation et les grandes ententes commerciales.

Nombreux sont donc ceux qui déplorent de plus en plus la faible emprise de l’ONU sur les nouvelles institutions économiques mondiales. Nombreux sont également ceux qui se plaignent de la faible participation de la société civile aux travaux et réflexions de l’ONU. L’heure nous est  donc apparue propice pour commencer à sensibiliser des joueurs clefs montréalais au processus de réforme qui s’est amorcé à New York.

Venons-en maintenant à notre projet. Dans le cadre de notre mission d’informer et de sensibiliser les forces vives de la communauté montréalaise aux grands enjeux des Nations Unies, notre projet est d’organiser, à intervalles réguliers, des sessions intensives d’information et de discussion sur les enjeux de l’heure au sein du système des Nations Unies. Ces sessions, organisées sous le mode de briefings, devraient réunir les dirigeants de grandes organisations montréalaises engagées à un titre ou un autre dans l’action internationale. L’objectif institutionnel  est de se servir de ces sessions pour accroître notre rayonnement et de rassembler peu à peu un réseau d’organismes représentatifs autour de notre section. Idéalement, nous devrions pouvoir plus tard agir à titre de  catalyseur  au sein de ce réseau dont les membres pourraient siéger à tour de rôle à notre conseil d’administration. Nous avons ainsi également envisagé la possibilité de créer éventuellement un « bureau de gouverneurs » constitué par l’ensemble de ces organismes.

Dans l’immédiat, la tâche la plus pressante pour nous cet hiver était d’organiser et de réussir le premier de ces briefings que nous avions prévu tenir au mois de mai. L’intention était également de coupler cette initiative avec notre assemblée générale pour faire en quelque sorte d’une pierre deux coups.

Ayant préalablement établi le contact avec son bureau à New York, nous avons invité le délégué permanent du Canada auprès des Nations Unies comme conférencier principal. Nous nous sommes assurés de la collaboration de la délégation canadienne auprès de l’OACI qui très aimablement a accepté de mettre à notre disposition des locaux et de participer aux frais d’une réception, réception à laquelle nous comptions inviter également tous les membres de notre section. Ici, je me dois de dire merci à notre ancien président, Louis Dussault, qui a assuré tous les démarches nécessaires concernant cet arrangement à l’OACI. Le manque de disponibilité de notre invité principal et la difficulté de lui trouver un remplaçant de même envergure, à brève échéance, nous ont amenés à reporter l’événement. L’intention maintenant est de le tenir vers la fin de l’automne, à un moment qui sera jugé propice par le Conseil d’administration de la section.

En terminant, j’aimerais remercier tous mes collègues du conseil d’administration et plus particulièrement ceux qui ont œuvré au sein de notre comité exécutif, Amélie Hamilton, notre trésorière, Renato Cudicio, notre guru de la communication et Michèle Bertrand, notre vice-présidente et conceptrice de notre cadre stratégique.  Je vais garder un excellent souvenir de l’esprit d’engagement et de collaboration qui ne s’est pas démenti tout au long de ces deux dernières années. Un grand merci également  à Paul Gagner qui encore une fois nous a donné des coups de pouce déterminants aux bons moments, à David Kho qui nous a constamment dépannés en matière de traduction, Micheline Jourdain qui nous a tirés d’embarras en trouvant les ressources pédagogiques nécessaires au succès de notre concours  et Francine Detière qui a su trouver le temps pour assurer la permanence à distance de notre secrétariat.

 

Michel Agnaïeff
060605


 


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