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6 décembre 2006 
Compte rendu de la conférence du lieutenant-colonel Rémi Landry (retraité)

Donnée à l'Université du Québec à Montréal

Le 6 décembre dernier, dans le cadre de sa série de conférence à l’intention de ses membres, l’ACU-Montréal a accueilli le lieutenant-colonel à la retraite Rémi Landry qui nous a entretenu sur l’opération de paix canadienne en Afghanistan. Cette rencontre avait pour principaux objectifs de répondre aux diverses interrogations des participants quant à la légitimité de l’intervention internationale en Afghanistan et de nous amener à réfléchir sur cette situation complexe.

Le conférencier a commencé sa présentation en peignant un tableau de la situation géopolitique de l’Afghanistan et en donnant un bref historique du conflit. Cette introduction nous a permis de constater les difficultés auxquelles sont confrontés les intervenants tel que le faible taux d’alphabétisation, l’espérance de vie des gens est très faible, la majorité de la population est rurale, les routes vers la campagne sont pratiquement inexistantes, etc.

M. Landry a enchaîné en analysant les événements survenus depuis les attentats à New York survenus le 11 septembre 2001 pour débattre la question de la légitimité de l’intervention internationale en Afghanistan. Selon lui, contrairement à l’intervention américaine en Irak, l’intervention internationale en Afghanistan est légitime. D’abord, il s’agit d’une intervention ou plusieurs pays sont impliqués. Ensuite, le processus de Bonn de 2001 a été légitimé par les Nations unies lors du monitoring des élections démocratiques de 2005. Aussi, lors du Sommet de Moscou, le G8 a principalement débattu sur la situation en Afghanistan pour conclure qu’ils auraient dû faire plus. Ils apportent même leur support à l’Afghanistan dans quatre (4) domaines : réalisation de son autonomie, poursuite de la réforme du secteur de la sécurité et l’effort afin d’enrayer la production du pavot, la révision du système judiciaire et policier et la reconstruction du pays. Le 28 mars 2002, dans sa résolution 1401, le Conseil de sécurité mandate l’UNAMA de voir à la réconciliation et à la reconstruction de l’Afghanistan. Finalement, le 31 janvier 2006, les participants de la Conférence de Londres adoptent le Pacte pour l’Afghanistan qui contient une feuille de route pour la consolidation de la paix. Lors de cet événement, 60 pays se sont engagés à agir. De toutes ces démarches, on dénote une réelle volonté d’agir de l’ensemble de la communauté internationale ce qui vient justifier, selon notre conférencier, la légitimité de l’intervention. Toujours selon lui, la force en place n’est pas une force d’occupation.

La troisième partie de la présentation de M. Landry a été d’apporter certains commentaires et/ou précisions quant aux « demi vérités » qui sont véhiculées sur la situation en Afghanistan. Cet aspect de la conférence était particulièrement intéressant et important puisque se sont ces « demi vérités » qui contribuent à limiter la légitimité de la Mission canadienne en Afghanistan. Entre autres, il a été question de débattre de l’intérêt canadien en sol afghan.

La soirée s’est terminée par une période de question animée où plusieurs participants sont intervenus. M. Landry en a profité pour rappeler aux personnes présentes que l’intervention canadienne en Afghanistan respecte entièrement les idées de Lester B. Pearson des années 1960. En somme et malgré les divergences d’opinion survenues lors de la période de question, tous étaient d’accord pour dire que l’événement avait été un succès. M. Landry est un conférencier de grande qualité et nous le remercions de son excellente présentation.

 



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